Les victimes de viol et d’agression sexuelle sont en général mal indemnisées.
Effectivement, très souvent, les juridictions pénales indemnisent par des sommes forfaitaires qui sont souvent très faibles.
C’est la raison pour laquelle il est nécessaire de solliciter (lorsque la situation s’y prête) une mesure d’expertise médicale.
Cette expertise doit, pour se passer dans les meilleures conditions, être réalisée par un médecin formé, et qui se fait assister d’un sapiteur psychiatre.
Il est également nécessaire que l’avocat de la victime prépare la réunion avec celle-ci et assiste à cette expertise, notamment pour pouvoir discuter avec les médecins de l’évaluation des préjudices.
Sur la base d’un rapport bien documenté, l’avocat pourra évaluer les préjudices subis de manière juste et intégrale.
Dans un dossier récent suivi par Me Louise AUBRET-LEBAS depuis de très nombreuses années, une jeune femme victime de violences sexuelles dans son enfance a obtenu une indemnisation de 251 100€ dont:
-15 000€ au titre du préjudice scolaire
-30 000€ au titre de l’incidence professionnelle
-38 934€ au titre du déficit fonctionnel temporaire
-40 000€ au titre des souffrances endurées
-68 900€ au titre du déficit fonctionnel temporaire
-30 000€ au titre du préjudice sexuel.
Une indemnité allouée par la Commission d’Indemnisation de Vannes le 11 février 2026 et qui n’a pas été contestée par le Fonds de Garantie des Victimes d’Infractions.






